Accueil | Archives | Nous écrire

jeudi 21 janvier 2010

UN PROJET DE LOI CONTRAIRE AUX PRINCIPES REPUBLICAINS

JPC3.jpg Intervention de Jean-Pierre Chevènement, Sénateur du Territoire de Belfort, concernant le projet de loi de réforme des collectivités territoriales, Sénat, 20 janvier 2010.

Monsieur le Président, Monsieur le Ministre, Mes chers collègues,

Cette réforme ne procède pas d’une pensée claire.

Son examen vient dans un ordre inverse à celui qu’eût inspiré la logique. Il eût fallu partir du rôle des collectivités territoriales et de leurs compétences, régler ensuite leur organisation, pourvoir enfin à leurs recettes. Or, c’est le contraire qui a été fait. Le problème des recettes a été traité mais pas réglé. Nous ne connaissons pas encore les compétences dans lesquelles seront enfermés les départements et les régions.

L’objectif premier, comme le Président de la République l’a d’ailleurs clairement déclaré, est d’associer les collectivités territoriales à la rigueur budgétaire. Les financements croisés seront interdits, sauf exceptions dont l’article 35 de ce projet de loi renvoie à un an la définition.

L’élection des conseillers territoriaux qui devraient remplacer les conseillers généraux et les conseillers régionaux aura lieu selon un mode de scrutin que nous ne connaissons pas. Elle fera régresser la parité et fera du problème des cumuls un véritable casse-tête. Ce projet porte la marque d’une excessive précipitation : « Qui trop embrasse, mal étreint ».

Le Sénat n’entend pas se laisser encore une fois mettre devant le fait accompli et se voir réduire au rôle d’une simple chambre d’enregistrement.

Mais il y a plus préoccupant encore, Monsieur le Ministre, le texte qui nous est proposé est gravement attentatoire aux principes de la République.

Aux termes de l’article premier de notre Constitution, notre République est en effet une République indivisible. Elle respecte le principe d’égalité. Son organisation est décentralisée.

Or, le projet de réforme des collectivités territoriales contrevient à ces principes. Il porte en lui l’extinction des communes existantes et des départements. Il saperait ensuite, s’il était adopté, l’unité de la République.

Les communes et les départements sont tous deux créations de la Révolution française. Celle-ci a créé les communes dans les limites des anciennes paroisses et les départements aux lieu et place des découpages hérités de l’ancien ordre féodal.

Comme l’écrivait Voltaire, à la fin du XVIIIe siècle : « En France on change plus souvent de lois que de cheval ». C'est à cela que la Révolution de 1789 a voulu mettre un terme pour assurer l’égalité des citoyens devant la loi. Il y a donc un lien entre le couple département-commune et la République une et indivisible. C’est ce lien que le projet de loi sur la réforme des collectivités territoriales entend rompre.

Bien loin de simplifier le mille-feuilles, le projet de loi semble d’abord l’épaissir avec notamment la création des « métropoles » érigées en nouvelles féodalités. Mais le Président de la République continue d’agiter l’argument du mille-feuilles, comme il l’a encore fait lors de la présentation de ses vœux aux parlementaires, le 13 janvier dernier. Il y a donc une arrière-pensée. La vérité, je vais vous la dire. Vous prétendez vouloir instaurer un nouveau couple : commune-intercommunalité d’une part, département-région d’autre part. C’est une présentation fallacieuse. Dans ces deux binômes, les communes existantes et les départements ont vocation à s’effacer. Je vais le démontrer.

La commune d’abord. Comment ne pas voir en effet que des communes pourront disparaître sans le consentement ni des conseils municipaux ni de leur population au profit de « communes nouvelles » ? Celles-ci, aux termes de l’article 8 du projet de loi, pourront être créées à la place d’un établissement public de coopération intercommunale avec l’accord des deux tiers des communes représentant les deux tiers de la population, à l’initiative d’un préfet ou de l’EPCI lui-même. En clair, cela signifie que l’opposition du tiers des communes dans le ressort du périmètre de l’EPCI concerné ne suffirait pas à empêcher leur disparition pure et simple. C’est grave ! M. Braye ne me démentirait pas !

L’article 72 de la Constitution précise que les collectivités territoriales s’administrent librement, certes dans les conditions prévues par la loi. Mais la loi peut-elle aller jusqu’à faire disparaître des milliers de communes sans leur consentement ? N’est-ce pas là une atteinte fondamentale au principe selon lequel « l’organisation de la République est décentralisée » ?

Or la logique des « communes nouvelles », si elle était poussée à son terme –moyennant incitations financières - aboutirait à substituer à nos 36 600 communes, 2 600 communes nouvelles. Il suffirait que des majorités qualifiées des deux tiers des conseils municipaux et de la population des EPCI actuels soient d’accord pour une telle OPA inamicale sur des milliers de communes. Telle est, à terme, la logique de votre projet, inspiré de la réduction autoritaire et souvent drastique du nombre des communes opérée dans certains pays voisins, comme la Belgique ou l’Allemagne.

La création desdites « communes nouvelles » apparaît comme le moyen de pallier, quarante ans après, l’échec de la loi Marcellin sur les fusions de communes. Or la réussite de l’intercommunalité de projet, avec la mise en commun des compétences stratégiques des communes, a constitué un remède simple et pratique au très grand nombre de nos communes, 36 000, seule véritable spécificité française en Europe qui est aussi un atout pour la démocratie, par le formidable réseau de 500 000 élus de proximité, quasi bénévoles pour la plupart.

Il y a un rapport entre la liberté communale et la démocratie. Les règles de majorité qualifiée peuvent s’appliquer à l’intérieur de l’intercommunalité mais non à l’existence même des communes, échelons de base de la démocratie. C’est par la commune que la République et la Nation sont partout chez elles. Partout sur le territoire national, le maire et les conseils municipaux sont les échelons avancés de l’Etat républicain.

S’agissant de l’intercommunalité, dont je ne conteste pas qu’il faille achever la carte, je voudrais attirer l’attention du Sénat sur la transformation qualitative de celle-ci qu’impliqueraient les nouvelles modalités de désignation des conseillers communautaires ; sous le régime de la loi du 12 juillet 1999 que je suis bien placé pour connaître, l’intercommunalité est une coopérative de communes mettant en commun leurs compétences stratégiques. Avec ce projet de loi, vous allez créer, sans l’avoir véritablement voulu, un quatrième niveau de collectivités.

Dans le régime actuel, en effet, les conseillers communautaires sont élus par les conseils municipaux. Avec le projet de loi, ils seront élus au suffrage universel, selon le système du fléchage. Prenez-y garde : cette élection directe sapera considérablement la légitimité des maires en laquelle résidait l’alchimie qui avait permis la réussite de l’intercommunalité. Les conseillers communautaires, aujourd’hui élus par les Conseils municipaux, sont en fait largement choisis par les maires pour les seconder. La réunion des maires structure aujourd’hui la vie du conseil communautaire. Demain, élus au suffrage universel sur plusieurs listes, les conseillers communautaires importeront inévitablement au sein du Conseil communautaire les différences politiques et idéologiques qui les auront fait élire. La commune s’effacera ainsi discrètement avec la légitimité des maires.

En second lieu, le projet de loi ouvre la porte à des fusions autoritaires d’EPCI auxquelles il suffira, aux termes de l’article 20, que souscrive au moins un tiers des conseils municipaux des communes regroupées dans chaque EPCI. C’est un seuil très bas, un très faible barrage contre les regroupements autoritaires d’EPCI. Comment mieux manifester le peu de cas ainsi fait par le projet de loi de la liberté des communes ?

Il faut y réfléchir à deux fois avant de toucher à l’organisation territoriale de la République. Quelques mesures simples et pratiques auraient suffi. Ainsi à l’émiettement réel de nos communes, il a été remédié par la loi de 1999, votée à une quasi-unanimité du Parlement, par une intercommunalité de projets. C’est dans cette voie pragmatique qu’il eût fallu continuer, par petites touches, plutôt que de vouloir tout bouleverser, en substituant au couple républicain – commune-département – un couple post-républicain – intercommunalité érigée en nouvelle catégorie de collectivités d’une part, voire commune nouvelle, et région d’autre part.

Le projet de loi portant réforme des collectivités territoriales ne vise pas seulement à remettre en cause l’existence des communes existantes mais aussi celle des départements. M Balladur n’a pas fait mystère de ce que la création de conseillers territoriaux avait pour but de permettre « l’évaporation » des départements dans les régions. On admirera la subtilité qui, à défaut de pouvoir supprimer ouvertement le département, comme le proposait la commission Attali, les voue à une progressive « évaporation ». Or le département est, depuis la Révolution, l’organisation même de l’Etat sur le territoire, avec, depuis 1871, une assemblée élue au suffrage universel dans le cadre des cantons. Faut-il rappeler que la loi Treveneuc votée en 1872, à l’aube de la IIIe République, avait confié à la réunion de tous les conseillers généraux le soin d’assurer la continuité de l’Etat, en cas de force majeure interdisant le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ? C'est dire si les départements portent en substance la légitimité républicaine. Vouloir les dissoudre, ou plus insidieusement les faire s’évaporer, c’est saper le fondement même de la République !

Ce travail de sape résulte de plusieurs dispositions du projet de loi :

La création des « métropoles », d’abord, porte une atteinte substantielle à la réalité des départements dont elles sont chefs lieux, et d’ailleurs aussi des régions dont elles sont les capitales. Quelle incohérence ! Les transferts de compétences opérés, ne subsisteront plus que des départements moignons et des régions décapitées. Les inégalités se creuseront entre les métropoles et leur environnement. La création des métropoles, concentrant potentiellement toutes les compétences, entraînera l’apparition de nouvelles féodalités.

Ainsi, le projet de loi attente-t-il gravement à l’organisation républicaine du territoire en voulant faire disparaître, à terme, les communes actuelles et les départements pour reconstituer, à la place du jardin à la française séparant clairement trois niveaux de collectivités, communes - départements – régions, un fouillis médiéval dont les métropoles et les « communes nouvelles » seront les nouveaux donjons.

Enfin, et ce sera mon troisième et dernier argument, plusieurs des dispositions du projet de loi remettent en cause l’unité de la République et la souveraineté du Peuple français exercée légitimement par le Parlement.

Le projet de loi, tel que modifié par la Commission des Lois, veut étendre à la France métropolitaine le régime de l’Outre-Mer en prévoyant, dans l’article 13 bis, la création d’une collectivité à statut particulier se substituant à une région et aux départements qui la composent. Y a-t-on bien réfléchi, mes chers collègues ? S’agit-il de refaire le référendum corse de juillet 2003 en fusionnant les deux départements corses avec la collectivité territoriale de Corse ? Ou bien encore de créer, à la place de la région Alsace et des départements du Haut-Rhin et du Bas-Rhin, une sorte de territoire d’outre terre entre Vosges et Rhin, d’eurorégion entre la France et l’Allemagne ? M. Richert évoquait hier cette possibilité.

Et si on incite des départements à fusionner entre eux, ou à se retrouver dans une région voisine, comme par exemple la Loire-Atlantique dans la Bretagne, comment pourra-t-on s’opposer à la scission de départements comme les Pyrénées Atlantiques, pour permettre la création d’un département basque sur lequel l’ETA ne tarderait sans doute pas à exercer ses chantages ? S’agit-il là de craintes excessives ? Portons notre regard sur ce qui se passe en Belgique entre Flamands et Wallons, ou en Espagne avec la Catalogne. Veut-on que la France suive le même chemin et mettre la République à l’encan ?

Prenez garde qu’en ouvrant la boîte de Pandore des fusions et des regroupements départementaux et régionaux, vous ne réveilliez les vieux démons des régionalismes et des ethnicismes, contre lesquels la République une et indivisible avait justement institué les départements. Le gouvernement a-t-il tiré les leçons des référendums intervenus en Guyane et en Martinique où les populations ont manifesté leur attachement à la République à travers les départements ? Les problèmes du pays ne seront pas résolus par l’octroi de nouveaux statuts. Le gouvernement aperçoit-il les ferments de division dont il jette les germes pour l’avenir ? Est-il bien raisonnable d’ouvrir la voie à de multiples contestations territoriales ?

Certes, le gouvernement peut décider ou non de donner suite aux demandes formulées par les Assemblées délibérantes des départements et des régions. Mais en cas de délibérations concordantes, pourra-t-il s’y opposer, eu égard aux passions suscitées ? Evidement non. Et dans l’hypothèse inverse pourra-t-il résister longtemps à la demande de consultation formulée par des minorités actives ? La réponse est également non : l’expérience nous enseigne qu’il est pratiquement impossible de s’opposer à ces revendications qui partent d’une conception de la démocratie faussée. Ce ne sera plus en effet le peuple français qui décidera de son organisation territoriale, mais telle ou telle portion du peuple plus ou moins dressée contre l’autre.

L’organisation territoriale de la République ne peut être laissée à des arbitrages locaux. Elle doit procéder du peuple tout entier, c’est-à-dire d’abord de la loi votée par le Parlement ! Le Sénat, même s’il est le représentant des collectivités territoriales, a le souci de l’Etat comme en témoigne la galerie de tous ces personnages qui nous surplombent. L’Etat qui a structuré la France dans la durée.

Je sais bien que l’article 72-1 de la Constitution, révisée en 2004, autorisait, en vertu d’une loi, un référendum local, quand il s’agissait de créer une collectivité territoriale dotée d’un statut particulier. Il s’agissait, en l’occurrence, de l’avenir de la Corse. Il n’est pas sans intérêt de rappeler que nos compatriotes corses, en marquant par le référendum de juillet 2003, leur attachement aux deux départements de Haute-Corse et de Corse-du-Sud, ont entendu signifier leur appartenance à la nation française, communauté de citoyens, c’est-à-dire à la République, et leur refus d’être mis en coupe réglée au sein d’une collectivité à statut particulier par des minorités violentes, à forte tendance maffieuse. Cette affaire ayant été tranchée par nos concitoyens de Corse, est-il bon d’y revenir ?

La Constitution, telle qu’elle a été révisée en 2004, prévoit donc une loi pour autoriser les référendums locaux. Le projet de loi qui nous est soumis ne met plus aucune barrière de cette sorte à la consultation des populations. Selon l’article 13, un décret en Conseil d’Etat suffit. C’est une grave atteinte aux prérogatives de la Haute Assemblée et plus généralement du Parlement qui devrait avoir le dernier mot sur l’organisation de la France en départements et en régions.

Menacer les communes, mes chers collègues, c’est renier la Révolution. Menacer le département, c’est renier la République ! Ouvrir la voie à la création, sur le sol même de la métropole, à des collectivités à statut particulier et chambouler notre organisation en départements et en régions en vertu de référendums locaux, c’est porter atteinte à l’unité du Peuple français.

Ce projet de loi mettrait en cause le principe d’égalité, en creusant les différences entre les territoires et les inégalités entre les citoyens. Il serait un mauvais coup porté à l’unité de la République et au couple républicain communes-département. Bref, il doit être profondément repensé. Le gouvernement doit prendre le temps de s’expliquer davantage et de revoir son texte, qui, en l’état, porte de graves risques d’inconstitutionnalité.

C’est pourquoi je demande à la Haute Assemblée, en application de l’article 44 de notre règlement, de décider le renvoi à la Commission des lois, du projet de loi de réforme des collectivités territoriales. L’organisation territoriale du pays est une chose trop sérieuse, au cœur même des prérogatives du Sénat, pour que celui-ci se laisse bousculer et placer devant le fait accompli !

Lire la suite»

samedi 12 décembre 2009

POUR LE MRC, L'IDENTITE NATIONALE, C'EST D'ABORD L'IDENTITE REPUBLICAINE!

logo_reso.gif Communiqué publié à l'occasion des débats sur l'ientité nationale organisés ces jours-ci dans notre département.

12 décembre 2009.

Le MRC a décidé de ne pas participer aux débats sur l’« identité nationale » qui sont organisés ces jours-ci dans notre département.

Nul plus que nous n’est convaincu de l’importance d’affirmer, dans un monde en perte de repères, l’identité républicaine de la France, fondée sur un message universel. C’était le projet de la Révolution française. Aujourd’hui, même si la France n’a évidemment pas commencé en 1789, et se définit surtout à travers sa langue, le français, c’est bien le message de la République qui mérite d’être entendu haut et fort. L’identité de la France c’est celle de ce message universel qui se décline dans les valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité et de laïcité.

Mais nous n’acceptons pas l’instrumentalisation de l’identité républicaine de la France, qui, dans les mains du ministre à la fois chargé de l’immigration et de l’identité nationale, se charge d’un sens défensif. L’heure est à la compréhension du monde qui vient, celui du XXIè siècle, avec les repères solides fournis par l’héritage des Lumières. Elle n’est pas au repli identitaire sur un idéal national frileux qui tournerait le dos à la tradition dont nous nous réclamons, celle d’une patrie civique, généreuse et intégratrice. Tenus peu avant les élections régionales, ces débats départementaux sentent de loin l’opération politicienne visant à ramener les brebis perdues de l’extrême-droite dans le bercail de l’UMP.

La force de notre pacte républicain vient de ce que les Français s’y reconnaissent massivement.. Ce dont ils doutent, ce serait plutôt de la volonté du président de la République de continuer à leur assurer une assise solide. Liberté ? Voyez du côté de la réforme de la justice, faite pour remettre celle-ci dans la main du pouvoir. Regardez les transferts massifs de pouvoir opérés au profit d’institutions européennes déconnectées du suffrage universel, au détriment du parlement. Egalité ? Voyez du côté de la panne de l’ascenseur social - sauf à Neuilly. Fraternité ? Voyez du côté du copinage des banquiers, des grands medias et des partis politiques assoiffés de « rupture » avec la protection sociale. Laïcité ? Voyez les appels du Président de la République aux autorités religieuses pour leur demander d’investir l’espace public et les accords passés avec le Vatican pour la reconnaissance des diplômes délivrés par l’enseignement confessionnel.

Nous ferons quant à nous valoir notre point de vue, comme nous l’avons toujours fait, chaque fois que cela nous semblera utile et notamment quand le gouvernement s’attaquera aux valeurs républicaines. Mais n’inversons pas les vrais défis. Ce n’est pas aux autorités nationales de demander aux Français confirmation de leur livret de naissance.

C’est à nous, Français, d’interpeller les autorités nationales en leur demandant compte de ce qu’elles font de l’héritage républicain de la France.

...............................................................................................................................................................................................................................................................................

Ci-dessous, un texte de notre camarade Alain FUENTES paru dans le courrier des lecteurs de l'hebdomadaire Marianne (n°659):

L'identité nationale : un débat fallacieux:

A l'approche des élections régionales, et à des fins prosélytes , les tenants de la sarkosie vont très loin dans l'irrespect des valeurs d'égalité et d'humanisme républicaines .En réduisant aux seuls symboles du drapeau ,de la MARSEILLAISE,et de la langue ce débat spécieux, ils sèment le trouble dans les esprits ,mêlant ainsi un national-populisme étriqué au véritable concept de nation . L'identité nationale ne peut se faire en dehors d’ une véritable République sociale et laïque qui garantit, par des services publics forts , les droits fondamentaux à tous les citoyens , quels que soient leurs origines ,leurs lieux de vie .Que dans notre République qui manque de « république » , des citoyens se trouvent marginalisés parce qu’ils n’ont pas la bonne adresse ou le nom qui convient est inadmissible .Proposer à ces citoyens un débat dans lequel ils ne se reconnaissent pas, va exacerber le communautarisme. Enrichissons nous de nos différences a dit JEAN JAURES, et unissons nous autour de ce qui nous est commun : une société solidaire et fraternelle, une histoire même si elle est parfois douloureuse.

L’IDENTITE NATIONALE : CEUX QUI EN PARLENT SONT CEUX QUI BRADENT AUX MULTI-NATIONALES NOS ENTREPRISES, NOS SERVICES PUBLICS, NOTRE LANGUE, NOTRE HISTOIRE !!! CEUX QUI EN PARLENT ONT ETE PORTES AU POUVOIR PAR LE GRAND CAPITALISME !!!!!!!!!!

Lire la suite»

jeudi 5 novembre 2009

COMMUNIQUE NATIONAL MRC-PS

logos_mrcps.jpg Paris, le 4 novembre 2009. Les délégations du Parti Socialiste et du Mouvement Républicain et Citoyen conduites respectivement par Martine Aubry et Jean-Pierre Chevènement se sont rencontrées le 4 novembre 2009 au siège du Parti Socialiste. Nos deux partis partagent des analyses communes sur la situation que connaît aujourd’hui notre pays. La France est profondément affectée par la crise de la globalisation financière et par la récession économique. Le chômage et les inégalités vont croissant. Pendant ce temps, les banquiers ont repris leur course folle aux bonus et autres avantages extravagants. Les facteurs de la crise demeurent. L’Union européenne, qui aurait pu profiter de la coordination opérée entre les principaux gouvernements au plus fort de la crise pour se réformer et instaurer un véritable gouvernement économique, n’a pas apporté de réponse à la mesure de la situation. Au contraire, la Commission européenne n’a de cesse que d’appeler au rétablissement des règles de concurrence et d’orthodoxie budgétaire comme si l’orage passé, tout pouvait recommencer comme avant. Entre la concurrence déloyale des pays à très bas coût salarial et celle du dollar, la France et l’Europe sont prises en tenaille. Le gouvernement Sarkozy-Fillon, au-delà des mesures d’urgence, se révèle incapable d’inscrire son action dans une stratégie du long terme visant à mettre sur pied un nouveau modèle de développement et une société plus juste. Il continue sa sape méthodique du modèle français de l’action publique et collective. La prochaine étape est la reprise en main politique et la rigueur financière administrée aux institutions locales. Dans les faits, les collectivités locales, majoritairement gérées par la gauche, sont aujourd’hui un vecteur essentiel d’une puissance publique qui répare, protège et prépare l’avenir. Les régions gérées par la gauche sont bien souvent les derniers outils efficaces d’aménagement du territoire, de soutien au développement économique à l’emploi ou à la formation. C’est donc un devoir pour les forces de gauche de s’unir au-delà de leurs différences, pour continuer le travail mené dans les régions qu’elles dirigent. Un certain nombre de formations à gauche sont tentées par l’isolationnisme dans l’espoir de gagner quelques sièges de plus. Le PS et le MRC appellent les uns et les autres à dépasser cette recherche illusoire. Les enjeux sont au-delà. La gauche n’arrivera à mobiliser les électeurs que sur une démarche claire d’alternative à la politique libérale du gouvernement. Cela se prépare dès aujourd’hui. A cet égard le MRC et le PS affirment avec force la nécessité d’une politique favorisant une croissance durable. Il ne pourra y avoir de préparation de l’avenir, de réduction des inégalités ni même de développement durable sans création de richesse. Sur ces bases, dans le respect de leurs différences, le PS et le MRC ont décidé :

1. La réunion d’un groupe de travail sur la préparation du projet de la gauche; 2. La réunion d’un groupe de travail sur l’organisation des primaires; 3. La construction de listes communes dès le premier tour des élections régionales de 2010.

Ces listes devront permettre l’expression et la représentation de nos deux formations dans l’ensemble des régions. Elles ont vocation à être, avec les forces de gauche et républicaines qui voudront s’y associer, le socle d’une union de toute la gauche capable de réunir les acteurs de la société qui veulent inscrire leur action dans la préparation des échéances nationales prochaines.

Le PS et le MRC invitent donc leurs instances régionales, en lien avec les présidents de régions, à se rencontrer rapidement afin d’aboutir à la constitution de telles listes d’union au premier et au deuxième tour.

Lire la suite»

jeudi 29 octobre 2009

JOUTE VERBALE AU SENAT ENTRE ERIC BESSON ET JEAN-PIERRE CHEVENEMENT

JPC3.jpg Article paru dans le quotidien Le Monde du 28 octobre 2009.

Originellement, ce devait être la ministre de l'économie, Christine Lagarde. C'est en définitive Eric Besson, ministre de l'immigration, qui a s'est prêté, mardi 27 octobre, aux "questions cribles" des sénateurs.

Lors de cette séance - deuxième du genre -, qui vise à obtenir "un débat plus dynamique entre sénateurs et ministres", Eric Besson n'a pas failli. Il a exposé aux sénateurs ses arguments déjà bien rodés pour justifier l'expulsion d'immigrés afghans par la France, tout comme le "grand débat" qu'il entend lancer dès le 2 novembre sur l'identité nationale.

On avait déjà vu les sénateurs de la majorité plus frondeurs à l'égard du gouvernement. Cette fois, ils se sont surtout attachés à faire front autour du ministre - et de ses cinq conseillers -, face aux attaques de l'opposition .

Jean-Pierre Chevènement n'a évidemment pas manqué ce rendez-vous. Lui dont Eric Besson se targue de "faire la même politique".

Immigration et identité

Et l'ancien ministre de l'intérieur de Lionel Jospin d'interpeller l'actuel ministre de l'immigration : "Si vous appliquez ma politique, pourquoi depuis 2002 (avoir) modifié à plusieurs reprises la loi relative à l'entrée et au séjour des étrangers votée en 1998 ? Pourquoi avez-vous supprimé la clause de régularisation au fil de l'eau qui permet précisément d'éviter les régularisations massives ? Pourquoi avoir fixé des objectifs chiffrés qui empêchent les préfets d'agir avec humanité ? Pourquoi réunir immigration et identité nationale comme pour les opposer à la veille des élections régionales ?"

Répondant avec "plaisir" à M. Chevènement, M. Besson s'est bien gardé d'insister sur la similitude leur politique respective. "J'ai seulement dit que vous aviez fait du bon travail", a-t-il répondu, flatteur. Et l'actuel ministre d'insister : "Pourquoi opposez-vous immigration et identité nationale ? Le président a dit ce que l'immigration avait apporté à notre pays et qu'il était à la tête d'une France métissée. Encore faut-il intégrer les personnes immigrées en leur faisant partager nos valeurs . Ce qui ne doit pas choquer le grand républicain que vous êtes."

Optant pour l'"identité républicaine" plutôt que pour l'"identité nationale", M. Chevènement a simplement répondu au ministre issus des rangs de la gauche : "Ma politique avait pour objet d'élargir les marges de manoeuvre d'un gouvernement de gauche. Ce qui n'est pas exactement votre cas !"

Et d'insister : "Il faut soustraire ce sujet à l'opposition gauche-droite. C'est ce que j'ai fait, alors que votre surenchère sur le Front national aiguise de faux débats, favorisant tous les extrêmes, de la xénophobie au sans-papieurisme aveugle".

Lire la suite»

mercredi 28 octobre 2009

ARTICLE DANS LE QUOTIDIEN NICE-MATIN SUR LA RENTREE POLITIQUE DU MRC

article_nm_281009__2_.jpg

Lire la suite»

samedi 10 octobre 2009

TRAM-METRO : COUP DE THEATRE OU TOUR DE PASSE-PASSE ?

tram_massena.jpg Il faut voir dans l’annonce spectaculaire de Christian Estrosi concernant le tramway ce qu’elle est en premier lieu : un renoncement à un projet que le Président de Nice Côte d’Azur a pourtant tenté d’imposer à grand renfort de moyens.

Le nouveau projet de tram-métro peut apparaître séduisant, comme l’est l’idée de débuter les nouveaux travaux du tramway par le prolongement de la ligne 1 jusqu’à Pasteur. Malheureusement, deux points majeurs viennent noircir le tableau.

D’une part, le prolongement de la ligne 1 jusqu’à la Trinité via l’Ariane, qui correspond à un engagement pris il y a de nombreuses années par les pouvoirs publics, est sans doute renvoyé aux calendes grecques.

D’autre part, il est à craindre que la présentation de ce nouveau tracé sous forme d’un coup de théâtre, ne soit qu’un moyen habile pour tenter de masquer la réalité qui semble poindre : faute d’argent dans les caisses, il faut repousser la date à laquelle les habitants de Nice Côte d’Azur pourront compter sur un réseau de transports satisfaisant.

Ladislas POLSKI

Président départemental du Mouvement républicain et Citoyen

Conseiller municipal de La Trinité

Lire la suite»

jeudi 1 octobre 2009

VOTATIONS CIYOYENNES SUR LA POSTE

appelposte.gif Vendredi 2 et samedi 3 octobre, la fédération des Alpes-Maritimes du Mouvement Républicain et Citoyen, en partenariat avec de nombreuses organisations syndicales, associatives et politiques, participera à l’organisation de la grande votation citoyenne sur l’avenir de La Poste.

Le gouvernement souhaite transformer la Poste en société anonyme. Qui peut croire que ce projet n’est pas une étape vers la privatisation ? Dans la période de crise majeure que nous connaissons, notre pays a besoin de services publics solides pour garantir l’égalité de traitement entre les citoyens, qui sont très attachés à l’institution que représente la Poste.

Jusqu’au 3 octobre, partout en France, les citoyens seront invités à se prononcer en faveur du service public postal. Dans les Alpes Maritimes, le MRC a choisi de tenir ses « bureaux de vote » sur des lieux symboliques :

Vendredi 2 octobre (après-midi) à Nice, devant le bureau de poste du Comte vert à l’Ariane, dans un quartier souvent stigmatisé, où la présence des services publics est, peut-être plus qu’ailleurs, indispensable ; Samedi 3 octobre (matin) à Nice, place du général de Gaulle mais aussi à Puget-Théniers, pour marquer l’importance de la présence des services publics dans le Moyen et le Haut-Pays.

En défendant le service public de la Poste, c’est un pilier du modèle républicain que nous soutenons.

VOIR LE SITE DU COLLECTIF NATIONAL EN CLIQUANT ICI

Lire la suite»

- page 1 de 29