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jeudi 24 septembre 2015

ACCORD MRC-PS POUR LES ÉLECTIONS RÉGIONALES

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mardi 10 juin 2014

2ème FETE DES CERISES DU MRC 06 REUSSIE

jll_f_te_des_cerises_2014.jpg Jean-Luc Laurent, Président du MRC, député-maire du Kremlin-Bicêtre, est venu ce 9 juin 2014 à la rencontre des militants des Alpes-Maritimes du MRC, à l'invitation de Ladislas Polski, président de l'union régionale PACA du MRC, conseiller régional et conseiller municipal de La Trinité. Ce fut l'occasion d'échanger sur les perspectives du Mouvement, mais aussi et surtout sur celles de la gauche et de la France, après les élections municipales et européennes, et dans le contexte difficile que vit notre pays. Le MRC continuera de faire entendre sa voix singulière au sein de la majorité.

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lundi 29 avril 2013

1ère FETE DES CERISES DU MRC 06 : VENEZ NOMBREUX!

terrasse.jpg La Fédération des Alpes Maritimes du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC06) organise sa 1ère FETE DES CERISES :

DIMANCHE 9 JUIN 2013 à 12 heures

à l'AUBERGE DES PIERRES LONGUES

3189 Route de Laghet 06340 La Trinité

en présence de

Jean Luc LAURENT, Député, Président du MRC

et de Ladislas POLSKI, Président Départemental du MRC, Conseiller régional, Conseiller municipal de la Trinité

Nous comptons sur votre présence!

Ce repas convivial au prix de 30 euro par personne ° (15 euro pour le menu enfant) nous permettra de vivre un grand moment de fraternité et d'échanges autout d'un repas niçois dans un cadre champêtre °°

°votre menu : apéritif - entrée - plat (raviolis daube maison) - plateau de fromages - gâteau - café - vins et boisson à volonté

°° terrain de boules

Merci d'envoyer - avant le jeudi 30 mai 2013 - votre inscription par la poste accompagnée du bulletin réponse ci-dessous : chèque à l'ordre de l' "Auberge des Pierres Longues"; adresse d'envoi (responsable des réservations) : Marcel Coppo - 9 avenue Elisabeth 06100 Nice

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BULLETIN REPONSE :

NOM :

PRENOM :



Adresse mail :




tél. mobile :



Nombre de repas adulte :

Nombre de repas enfant :




Montant total :

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AUBERGE DES PIERRES LONGUES – TEL 04 93 54 40 60 –

En voiture : - Par l’autoroute : sortie Nice-Est direction La Trinité centre commercial Auchan puis continuer la route de Laghet sur 3km : c’est sur la gauche - De Nice : pénétrante du Paillon sortie La Trinité puis direction centre commercial Auchan puis continuer la route de Laghet sur 3 km : c’est sur la gauche

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samedi 15 décembre 2012

CONGRES DU MRC, 15 DECEMBRE 2012, INTERVENTION DE LADISLAS POLSKI

photo_lp_profil.jpg CONGRES DU MOUVEMENT RÉPUBLICAIN ET CITOYEN Paris, 15 décembre 2012. Intervention de Ladislas POLSKI

Chers camarades,

Le Mouvement Républicain et Citoyen fêtera dans un mois ses dix ans d’existence.

Dix années qui ne furent pas toujours roses… C’est que nos relations avec le parti de la rose, dont certains parmi nousautour de Jean-Pierre Chevènement furent parmi les principaux fondateurs, ne furent pas à l’image d’un long fleuve tranquille.

On a beaucoup dit que c’était le 21 avril 2002 que certains voulaient nous faire payer. Nous avons dépensé beaucoup d’énergie, trop d’énergie à expliquer pourquoi nous n’étions pas coupables de ce 21 avril. Or en réalité, ce n’était pas le 21 avril 2002 qu’on nous reprochait, mais plutôt le 9 septembre 2001, le jour du discours de Vincennes de Jean-Pierre Chevènement, ce discours qui aujourd’hui encore est d’une actualité criante.

Après 2002, notre chemin fut difficile.

En 2005 pourtant, le coup de semonce du NON au TCE nous remettait dans le jeu politique.

En 2007, le soutien apporté par nous à Ségolène Royal donnait une audience inattendue à nos thèses.

En 2008, Jean-Pierre Chevènement était élu sénateur avec le seul soutien du MRC.

La même année aux municipales, puis en 2010 aux régionales, nous parvenions à conforter nos positions locales.

En 2012, après une campagne « pédagogique » de Jean-Pierre Chevènement, qui aura permis de réaffirmer des fondamentaux et de jeter les bases d’un accord politique, nous avons apporté notre soutien « les yeux ouverts » à la candidature de François Hollande.

Les principe posés par lui au Bourget nous ont permis de mener les campagnes présidentielle et législative avec un enthousiasme sincère. L’accord électoral nous permet d’obtenir 3 députés aux côtés de notre sénateur. Quatre parlementaires donc, qui nous permettent d’être audibles, de raviver la petite flamme que nous avons entretenue difficilement durant ces dix dernières années.

Cette petite flamme, ce sont nos fondamentaux, rappelés dans la première partie de la motion d’orientation que nous présentons:

– la souveraineté populaire, indissociable de la souveraineté nationale;

– l’intérêt général au-dessus de l’affrontement des intérêts particuliers;

– l’autorité de l’Etat, garant de l’égalité entre les citoyens;

-l’Ecole, outil de la formation des citoyens par l’apprentissage de la Raison et de l’exigence laïque.

-les services publics, outils de la solidarité nationale;

-l’indispensable développement de l’économie productive qui permet la création de richesses, le nerf de la guerre pour nous donner les moyens de nos grandes ambitions.

Nos efforts pédagogiques de répétition de ces fondamentaux n’ont pas été vains.

Le gouvernement actuel en est imprégné à de nombreux égards:

-le caractère indispensable de la croissance, de la réindustrialisation a été intégré par le Président lui-même, et relayé par son ministre du redressement productif, il est au cœur du rapport Gallois et du pacte de croissance et de compétitivité;

-l’affirmation de l’autorité républicaine est bien portée par le Ministre de l’Intérieur;

-l’Ecole de la République se voit renforcée dans ses moyens.

Les observateurs comme les acteurs eux-mêmes reconnaissent que la pensée chevenementiste imprègne l’action de ces ministres, sans doute les plus visibles d’ailleurs au sein du gouvernement.

Bien sûr, le tableau n’est pas idéal : le grand saut d’une critique désinhibée de la construction européenne libérale n’est pas réalisé et c’est le principal reproche que l’on peut faire à François Hollande qui nous avait donné espoir en formulant, en tête de ses priorités, la réorientation de la construction européenne.

Peut-être a-t-il renoncé trop vite.

Dès lors, aurions-nous dû aussitôt nous retirer de la majorité? Nous retrancher immédiatement dans le confort de la protestation? Hurler à la hausse insuffisante du SMIC, à la hausse trop importante de la TVA, exiger la nationalisation immédiate de la sidérurgie?

Il est moins confortable d’assumer un soutien à la majorité. Ne nous laissons pas influencer par la fuite en avant contestataire . La radicalité stérile n’est pas notre culture. Nous sommes des républicains patriotes qui souhaitons le redressement du pays et non l’échec du gouvernement.

Il nous faut mettre notre logiciel au service de l’exercice des responsabilités, ne pas avoir peur du débat sur la compétitivité de nos entreprises, pousser par exemple la proposition de Jean-Pierre Chevènement d’une charte actionnaires-dirigeants-salariés pour aider les entreprises à renouer avec une vision du long terme.

Il nous faut utiliser le travail de nos parlementaires et le mettre en synergie avec les réflexions thématiques du secrétariat national afin de donner à nos positions davantage de visibilité.

Il nous faut augmenter notre nombre d’élus. C’est comme cela aussi que nous renforcerons notre réseau militant et donc là-aussi notre visibilité.

J’ai dit que notre mouvement avait dix ans, car je n’ai connu comme militant que les rigoureuses années du MRC. Mais notre mouvement a vingt ans, que dis-je, il a 40 ans, 45 ans depuis les premières heures du CERES. Il en a vu d’autres, donc.

Mais aujourd’hui, en ce 6ème congrès du MRC, après avoir surmonté tant de difficultés, laissé quelques camarades sur le chemin, le MRC est là, riche de nouveaux adhérents et notamment de jeunes, prêt à continuer de jouer son rôle, ingrat parfois, exigeant mais, nous n’en doutons pas, utile, de boussole républicaine.

C’est la voie que nous a ouverte Jean-Pierre Chevènement. Poursuivons-là, chers camarades!

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vendredi 9 mars 2012

TEXTE DE L'ACCORD POLITIQUE MRC-PS

logos_ps_mrc.jpg Le Parti Socialiste et le Mouvement Républicain et Citoyen, dans le respect de l’identité de chacun d’entre eux, telle qu’exprimée dans leurs projets respectifs, ont décidé de conclure un accord pour un contrat de législature.

Ensemble nous voulons apporter aux défis de la crise une réponse responsable, ambitieuse et innovante et redonner ainsi espoir à notre peuple tout entier.

La crise la plus grave que le monde ait connue depuis les années 30, dans ses multiples dimensions - financière d’abord, économique, sociale mais aussi politique et morale - n’épargne ni la France ni l’Europe à qui notre destin est lié. La crise de la globalisation financière fait trembler sur leur fondement les vieilles certitudes, celles d’un progrès social qui était acquis et avec elles la tentation de croire que nous pourrions tourner le dos au monde réel.

Quel est ce monde ? Le triomphe du capitalisme spéculatif et prédateur, fait incontournable, résulte de trente ans de libéralisme sans frein, fruit des politiques de dérégulation menées par les gouvernements libéraux et conservateurs qui ont favorisé la finance et la rente plutôt que le travail. Loin d’avoir affecté les pays émergents, en premier lieu la Chine dont le développement économique formidable s’appuie en bonne partie sur un faible coût salarial, cette « révolution conservatrice » a fait régresser aussi bien les pays les plus pauvres, atteints de plein fouet par la spéculation sur les terres et les matières premières, dépouillés de leurs élites et d’une partie de leurs travailleurs attirés par un monde meilleur, que les couches populaires et moyennes des pays riches du continent américain et de l’Europe qui ont vu leurs richesses industrielles disparaitre à coup de délocalisations et de transfert du pouvoir vers les élites financières, sur fond de démission du pouvoir politique. La surévaluation de l'euro handicape les exportations et les PME, favorise la finance et la rente plutôt que le travail. Le problème lancinant du développement des peuples, non réglé par le 20e siècle qui en avait pourtant fait un objectif universellement reconnu, les guerres et le terrorisme, l’idéologie du prétendu choc des civilisations, la question de la dégradation du climat, la régression de la conscience collective, des valeurs non marchandes, et du sens du progrès, du goût pour la science et la raison éclairée, la montée des obscurantismes et des fanatismes, la régression de l’esprit civique font aussi partie de ce legs que le 21e siècle doit aborder les yeux grands ouverts.

En accord sur ce diagnostic du monde tel qu’il est et des défis qu’il porte, nos deux partis veulent proposer au peuple français des réponses ambitieuses, cohérentes et porteuses d’espoir.

Nous avons une analyse commune des atouts sur lesquels notre pays peut s’appuyer pour répondre à des défis d’une ampleur majeure, tels qu’il n’en a pas connus depuis soixante ans. Nous pensons que ces défis doivent être analysés et mesurés sans céder ni au catastrophisme ni à la tentation du replâtrage : les fissures de la mondialisation sont en quelques années devenues des gouffres. La construction de l’avenir doit se faire de façon ambitieuse, sans se cramponner aux recettes du passé, en gardant les yeux ouverts sur le monde qui vient. Notre accord découle de cette approche d’ensemble.

1) La traduction première des effets de la crise en France est la perte de la richesse productive sans laquelle aucun grand pays ne peut se maintenir à son rang ni préserver un haut niveau de protection sociale. En France, toutes les couches sociales sont atteintes par la « mobilité descendante », mais les classes populaires souffrent plus que d’autres de la fin de la réalité de l’ascension sociale. Le travail, valeur que les années 70 avaient mise en doute, vient à manquer et ce manque démontre ce que la société et l’individu lui devaient en cohésion, en protection et en dignité. La désagrégation sociale qui menace non seulement nos villes et nos banlieues mais aussi les zones intermédiaires, péri-urbaines et péri-rurales, véritables friches économiques et sociales, la régression du modèle social, la ponction de la richesse nationale au profit de groupes prédateurs, l’immoralité d’une distribution des profits au bénéfice de la rente, le déséquilibre de la rémunération capital/travail dans la valeur ajoutée, tout cela doit entraîner une prise de conscience non seulement morale, mais aussi politique. Nous ne sommes plus dans les années 1990. Cette situation doit être renversée et non acceptée. Les problèmes ne doivent pas être éludés. Les solutions, si elles sont difficiles, doivent être justes. Elles doivent être inventives. Elles doivent regarder loin et haut. Sans cela nous ne serons pas à la hauteur de la crise.

Le PS et le MRC partagent ainsi le souci de mettre la France à la hauteur du défi historique d’une crise qui pose la question de notre avenir. Pour ce faire, ils conviennent qu’il est nécessaire de faire des propositions innovantes dans tous les domaines clés conditionnant cet avenir : l’activité économique, la monnaie, la justice sociale et fiscale, l’emploi, la confiance rendue au peuple français sont les éléments d’un redressement nécessaire.

Nous proposons donc un certain nombre de mesures permettant d’atteindre ces objectifs : la reprise en main des acteurs d’une finance aujourd’hui dévoyée, par un contrôle public efficace, une politique de croissance et non de récession à l’échelle européenne, la justice fiscale par la redistribution de l’effort à proportion de l’ensemble des revenus et notamment des revenus du capital, la réindustrialisation du pays pour reconstituer notre compétitivité, une parité monétaire plus juste, un soutien prioritaire à l’investissement et à la recherche pour les PME, la consolidation de leurs capitaux propres avec une mobilisation à cet effet de l’épargne nationale. Ce sont là les clés de notre avenir.

L’indépendance énergétique de la France est une autre clé. Le PS et le MRC se prononcent pour un une politique énergétique innovante en matière d’énergies renouvelables, et vigoureuse en matière d’économies d’énergie, capable d’assurer les mêmes performances tout en préservant l’environnement et le climat. La garantie de la sûreté de l’outil nucléaire fait partie des premiers objectifs à rechercher dans le cadre d’un système renforcé de contrôle public incluant le contrôle sur la sous-traitance. Les décisions seront prises à l’issue d’un grand débat public. Le Parti Socialiste souhaite engager notre pays dans une transition énergétique maitrisée, avec un objectif de 50% d’énergie nucléaire dans la production d’électricité en 2025, en développant des filières de pointe dans les énergies renouvelables. Les consommateurs seront protégés par l'instauration d'une tarification progressive selon les usages qui garantira l’accès de tous à l’électricité et au gaz. Le MRC estime qu’il ne doit pas être porté atteinte à notre industrie nucléaire et à ses capacités, à ses yeux garantes d’une électricité moins chère et moins polluante et atout majeur pour nos exportations et nos emplois.

2) Nous croyons aussi que le redressement de notre pays passe une restauration de la promesse républicaine d’égalité et par une conscience collective mieux formée à la citoyenneté, grâce à une école dont les moyens seront à la fois renforcés et répartis à raison des besoins prioritaires (lutte dès le départ contre l’échec scolaire, promotion des études longues à l’université), par le renforcement de la sécurité grâce à un respect ferme et équilibré de la loi républicaine, par une réaffirmation des objectifs et moyens de l’égalité des chances et de l’accès aux droits qui aillent très au-delà de la lutte contre les discriminations, englobant des actions cohérentes touchant au logement, à la santé, à la parité dans la vie professionnelle, à la sécurisation des territoires fragiles aussi bien qu’une politique active en faveur notamment de l’égalité des chances par des allocations d’étude et des aides au logement et des aides à l’emploi en faveur des jeunes, étudiants ou travailleurs - grande priorité nationale. Le MRC et le PS prennent acte de leur désaccord sur la Charte des langues régionales et minoritaires. Le MRC n’est pas favorable à sa ratification et s’inquiète des dispositions qui pourraient remettre en cause l’unité et la stabilité du droit sur le territoire de la République. Le Parti Socialiste, qui s’est engagé à la ratifier, considère que la langue Française, langue de l’exception, langue de la culture, langue qui s’offre aux autres n’a rien à craindre et que la reconnaissance de la diversité participe au renforcement de l’unité.

3) Nos deux partis doivent approfondir ensemble leur vision de l’Europe en dépassant les oppositions du passé. La crise que traverse la zone euro, crise structurelle et non conjoncturelle, crise politique et pas seulement crise de la dette, appelle de la part de notre pays des initiatives à la hauteur des enjeux. La brutalité et la profondeur de la crise financière et économique qui secoue le monde et l’Europe imposent une révision des objectifs et méthodes de la construction européenne telle qu’elle s’est développée. Nous devons arriver à une action commune imposée par l’urgence de la situation car nous sommes devant un défi historique : c’est l’avenir de notre pays qui se joue aujourd’hui.

Pour préserver autant qu’il se peut la solidité de la zone euro, il faut agir en prenant la mesure de la déconnexion d’économies nationales très différentes, du déficit de politique économique et du déficit démocratique. Le Parti Socialiste et le MRC considèrent que la crise de l’euro impose la mise en place d’un véritable gouvernement économique européen : la Banque centrale doit jouer pleinement son rôle dans le sens du soutien à la croissance, le FES si possible appuyé sur la BCE doit être en capacité de mutualiser la dette des Etats, une taxe sur les transactions financières et une régulation financière efficace doivent être mis en place sans plus tarder, la BEI doit financer de grands projets innovants, un budget européen peut être alimenté par de nouvelles ressources. Un tel gouvernement doit être pleinement démocratique et pour cela associer les parlements nationaux. Il doit concerner tous les aspects de la politique économique.

Le MRC, qui rappelle qu’il s’est opposé au traité de Maastricht, propose en premier lieu une révision des statuts de la BCE afin que l'objectif de croissance soit intégré dans ses missions et qu’il soit mis fin à la politique de l’euro cher qui nuit gravement à la compétitivité de la plupart des Etats de la zone. Le MRC sera également attentif au maintien de la souveraineté budgétaire qui ne saurait en aucun cas être soustraite au contrôle des parlements et à une monnaie européenne conforme à nos intérêts.

Nos deux partis conviennent que le traité européen, tel qu’il a été prévu par le sommet du 30 janvier 2012 et signé le 2 mars dernier, est inacceptable. La vision purement budgétaire et disciplinaire qui est celle du traité déboucherait sur une austérité et une récession généralisées. Le traité doit être renégocié afin d’introduire dans l’architecture de la zone euro des moteurs de croissance aujourd’hui défaillants : rôle clé de la BCE dans le rachat des dettes publiques et dans le soutien à la croissance, emprunt européen permettant de financer un grand plan d’investissement, relance salariale dans les pays auxquels leur compétitivité le permet, politique de change assurant un euro compétitif.

Le MRC et le PS conviennent que la construction européenne doit être réorientée. Au-delà, pour sortir l'Europe de l'austérité dans laquelle elle s'enfonce, nos deux partis veulent engager une négociation constructive avec l’ensemble de nos partenaires européens en impulsant un débat à tous les niveaux avec les acteurs politiques (gouvernement, Parlement, partis politiques) et avec les acteurs sociaux, notamment syndicaux. Nous nous accordons sur l'idée qu'il faut progresser de façon réaliste en rectifiant ce qui ne peut à l'évidence continuer. Nous sommes prêts à avancer ensemble avec imagination et détermination dès lors que les impératifs de l’intérêt national l’exigent. En effet il n’y a pas d’opposition entre l’intérêt de la France et la construction d’une Europe « européenne ». L’Europe doit se faire non pas en dehors des nations mais dans leur prolongement pour permettre à notre continent de peser de manière autonome dans le monde de demain. La mise en place de coopérations renforcées peut constituer un moyen de relancer le projet européen avec les Etats qui partagent notre ambition.

Le Parti Socialiste et le MRC souhaitent une véritable démocratisation de l’Europe. Le MRC considère que la démocratie vit d’abord dans les nations, ce qui n’exclut pas des délégations de compétences à un niveau supranational, dès lors que l’exercice de ces compétences reste démocratiquement contrôlé par les gouvernements et les parlements nationaux.

4) Concernant la politique étrangère, la tradition d’équilibre et d’indépendance de la politique française avec laquelle nous appelons les uns et les autres à renouer après la politique d’abandon pratiquée par Nicolas Sarkozy, notamment vis-à-vis de l’OTAN, est la garantie de peser dans le sens d’une vision juste du monde. Nous sommes ainsi particulièrement désireux de voir reconnaître un Etat palestinien viable aux côtés d’un Etat d’Israël dont la sécurité sera garantie, et plus largement de peser en faveur d’une politique permettant d’accompagner le monde multipolaire qui se dessine aujourd’hui. Comme François Hollande s’y est engagé pour la durée de son mandat, nos deux partis conviennent de la nécessité du maintien du siège français au conseil de sécurité de l’ONU ainsi que du droit de veto.

Le PS et le MRC affirment leur attachement au maintien d’une dissuasion nucléaire efficace. Ce maintien est en effet indispensable dans un monde où les arsenaux nucléaires continuent de se développer, notamment en Asie. Il suppose que les deux composantes de notre force nationale de dissuasion soient pérennisées. Le budget de la France ne peut faire l’impasse sur ce choix décisif. Il n’en va pas seulement de l’indépendance de la France mais de celle de l’Europe elle-même.

Il n’y a, à ce jour, pas de politique extérieure européenne cohérente. L’histoire récente le montre avec la guerre d’Irak et l’intervention en Libye, pour ne prendre que ces deux exemples. Dans ces conditions, une France forte est nécessaire à l’affirmation d’une politique étrangère européenne.

Le 9 mars 2012,

Pour le Parti Socialiste, Martine Aubry Pour le Mouvement Républicain et Citoyen, Jean-Luc Laurent

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mercredi 1 février 2012

LE COMBAT REPUBLICAIN CONTINUE!

Logo_mrc.jpg Les difficiles conditions du maintien de sa candidature fait aujourd’hui renoncer Jean-Pierre Chevènement à être candidat à l’élection présidentielle.

Les trois mois de campagne qui se sont écoulés ont cependant permis de faire entendre une voix qui, sinon, aurait manqué : la crise majeure que vivent aujourd’hui notre pays l’Union européenne et le monde confirme les analyses développées par Jean-Pierre Chevènement depuis plus de vingt ans, et notamment sa critique d’une construction européenne obsédée par la politique de l’euro fort.

Cette campagne, courte mais « pédagogique », a sans doute contribué à « faire bouger les lignes », en amenant de nombreux citoyens, et les deux principaux candidats de gauche encore en lice, à bien comprendre la nécessité de revoir en profondeur les objectifs européens.

Nous avons défendu et continuerons de défendre dans les semaines et les mois qui viennent une monnaie moins chère ; une Europe de la croissance plutôt que de la rigueur ; une souveraineté budgétaire, fiscale, énergétique, diplomatique et militaire, contestées par le nouveau traité européen, mais indispensables au respect de la souveraineté du peuple qui fonde la République ; une Europe des nations, ancrée dans un monde multipolaire, et ouverte notamment vers la Méditerranée.

Le MRC, bien entendu, fera entendre cette voix à l’occasion des élections législatives de 2012, notamment dans les Alpes-Maritimes.

Ladislas POLSKI Président départemental et secrétaire national du MRC Conseiller régional PACA

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dimanche 6 novembre 2011

JEAN-PIERRE CHEVENEMENT CANDIDAT EN 2012 POUR FAIRE BOUGER LES LIGNES

logo chevenement 2012 Rendez-vous sur le site de campagne en cliquant ici

Pour nous rejoindre ou prendre contact : chevenement06@orange.fr

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