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29 MAI 2005 : CINQ ANS DEJA

logoinfo.gif Tribune publiée dans l'hebdomadaire Le Patriote du 28 mai 2010.

Cinq ans déjà se sont écoulés depuis la victoire du Non au référendum sur le traité constitutionnel européen. Cinq ans après cette victoire du 29 mai 2005, piétinée quelque temps après par un traité de Lisbonne ramenant par la fenêtre l’essentiel d’un TCE que le peuple français avait rejeté par la porte, cinq ans après cette grande mobilisation qui avait réuni, au-delà des divergences entre organisations, les opposants d’un néolibéralisme destructeur de solidarités et de souveraineté, où en sommes nous ? Certains pourraient se réjouir d’avoir vu la crise financière donner raison à nos analyses d’alors. Malheureusement pourtant, comme le démontre la crise grecque, ce sont les peuples qui pâtissent de l’irresponsabilité des dirigeants qui ont installé ce capitalisme financier mondialisé omnipotent. Aujourd’hui, il est de la responsabilité de ceux, dont nous étions, qui avaient pressenti l’effondrement du système, de présenter aux citoyens des propositions susceptibles de nous faire sortir par le haut de cette crise majeure. A défaut, en effet, d’une réorientation profonde de l’Union européenne, c’est l’éclatement de la zone euro qui s’annonce, dans un contexte de récession généralisée. Réforme des statuts de la Banque centrale européenne, strict contrôle des marchés financiers, taxation voire contrôle des mouvements de capitaux, mise en place de dispositifs de protection aux frontières de l’Europe afin de soustraire aux ravages du libre-échange nos systèmes de protection sociale issus de décennies de luttes, seraient des mesures susceptibles d’éviter un tel éclatement. Pour cela, un véritable gouvernement économique de la zone euro disposé à lancer une initiative de croissance européenne parallèlement à une réforme du système monétaire international apparaissent nécessaires. Pour l’instant, les conditions d’une telle refondation ne semblent pourtant pas réunies. Nos voisins allemands, notamment, montrent chaque jour de cette crise que la « solidarité européenne » n’est qu’une illusion. Mais les peuples ont le pouvoir de se réapproprier leur destin. La désindustrialisation, la déflation salariale, le démantèlement de la protection sociale ne sont pas des fatalités. La social-démocratie, discréditée par le social-libéralisme, a montré ses limites. Demain, c’est une gauche refondée, décidée à remettre l’économie au service des hommes, qui peut redresser la France dans l’Europe. C’est à la construction de cette alternative que nous devons travailler dans la perspective de 2012.

Ladislas POLSKI Président départemental du Mouvement Républicain et Citoyen, Conseiller régional, conseiller municipal de La Trinité

ARTICLE DANS LE QUOTIDIEN NICE-MATIN SUR LA RENTREE POLITIQUE DU MRC

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SANTE : HALTE A LA DERIVE LUCRATIVE

No title Tribune de Ladislas POLSKI, secrétaire national à la santé du MRC, parue dans Marianne (édition du 18 au 24 juillet 2009).

Texte à lire dans l'hebdomadaire (version papier) ou en ligne en cliquant ici.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la loi Bachelot a suscité une opposition hétéroclite: syndicats de médecins libéraux criant « au loup ! » et poussant leur corporatisme jusqu’à la caricature, internes en formation veillant jalousement sur leurs futurs dépassements d’honoraires, chefs de services hospitaliers peu décidés à abdiquer leurs pouvoirs aux directeurs d’hôpitaux, défenseurs sincères aussi, de l’hôpital public : tous ont fait entendre leur colère. La ministre de la santé a été contrainte de reculer sur certains points : telle mesure sur la publicité pour l’alcool, telle autre sur sa vente dans les stations-service ont été retoquées. Les velléités de limiter la liberté totale d’installation des médecins ont été repoussées. Le renforcement du pouvoir des directeurs d’hôpitaux sera atténué : en ces temps difficiles, il fallait apaiser la grogne des mandarins hospitaliers. En revanche, les mesures de fond pour la réorientation du système de santé en faveur du secteur privé ont été fermement maintenues. Ainsi, des groupements de coopération sanitaire, fruits du rapprochement entre établissements de santé de droits privé et public, vont se développer, au risque que l’on voie disparaître certaines activités du secteur strictement public, seul garant de l’accès de tous à des soins de qualité. Mesure cardinale de la loi, la création des Agences Régionales de Santé n’est pas à rejeter de principe : regroupant les services de l’Etat et de l’Assurance maladie à l’échelon régional, ces ARS pourraient être les bras armés d’une politique de santé volontariste au service de l’intérêt général. Las! Ces agences seront avant tout les instruments d’application de la loi, qui apparaît comme profondément inspirée par une volonté d’assimilation des établissements hospitaliers publics et privés. En témoigne le premier chapitre de cette loi, précisant que les établissements de santé, publics ou privés, doivent pouvoir indifféremment « mener ou participer à des missions de service public », notamment pour « l’enseignement universitaire et post-universitaire ». Jusqu’ici presque exclusivement réservée à l’hôpital public, la vocation universitaire lui conférait le prestige nécessaire pour retenir des médecins en son sein, et garantissait pour tous un égal accès à des soins d’excellence. Or, si le prestige universitaire s’éloigne de l’hôpital, la culture d’entreprise y fait son entrée : les directeurs d’hôpitaux pourront être issus du secteur privé. Quant aux médecins, ils pourront être recrutés sous un statut de droit privé assorti d’une rémunération comportant une part variable. Il faut dire que l’instauration de la tarification à l’activité avait ouvert la voie de l’hôpital-entreprise : en imposant aux établissements hospitaliers publics le même mode de financement, basé sur la rentabilité, que celui des cliniques privées, le système de la « T2A » fait fi des spécificités de l’hôpital public que sont notamment l’accueil de tous les patients sans sélection et la formation initiale des professionnels. La quête imposée de la stricte rentabilité ne peut qu’aboutir à une sélection des malades, et à une dangereuse et inflationniste course à l’acte. Tout cela, depuis plusieurs années, produit le glissement progressif de notre système de santé vers une logique concurrentielle, lucrative et génératrice d’inégalités Il faut pourtant mesurer le danger qui existe de voir contesté à l’hôpital public son rôle de référence et d’ultime recours dans le système de santé. S’il est fondamental que ce rôle lui soit conservé, c’est parce que l’hôpital public incarne seul la synthèse républicaine entre excellence médicale et égalité d’accès aux soins.

FAIRE DES ELECTIONS EUROPEENNES UNE VICTOIRE DE LA GAUCHE

LP5.jpg Tribune de Ladislas POLSKI parue dans Le Patriote du 27 février 2009.

Pour le Mouvement Républicain et Citoyen, la lutte contre l’orientation libérale de la construction européenne fut un engagement premier lorsque, autour de Jean-Pierre Chevènement, les fondateurs du MDC quittèrent le Parti Socialiste après le référendum sur le traité de Maastricht. Depuis, nous avons été de toutes les batailles pour combattre le dogme libéral que les institutions européennes n’ont cessé d’accompagner. Aujourd’hui, nous voulons faire des prochaines élections européennes une vraie victoire de la gauche française. Bien sûr, il faut travailler à une refondation républicaine de toute la gauche. Mais, en cas d’absence de répondant de la part du Parti Socialiste, les organisations politiques décidées à combattre de front les orientations libérales de l’Union Européenne devront prendre leurs responsabilités. Déjà, au moment du référendum du 29 mai 2005, nous avions su faire entendre nos voix. Hélas, les dirigeants européens ont tout fait pour contourner la volonté des peuples. Pourtant, plus que jamais, il est indispensable de réguler la mondialisation, de construire une Europe qui protège, une Europe-modèle social, une Europe qui soit un acteur stratégique d’un monde multipolaire, une Europe solidaire des pays du Sud. Pour cela, il faut notamment réformer les institutions internationales telles que le FMI, la Banque mondiale, l’OMC, réglementer la concurrence, réformer les statuts de la Banque Centrale Européenne, créer un gouvernement économique de la zone euro en vue d’une harmonisation fiscale, travailler sur un Traité social et défendre les services publics, affirmer l’indépendance de l’Europe vis-à-vis des Etats-Unis, mener un codéveloppement avec les pays de la Méditerranée et de l’Afrique. Tout cela, nous devrons en parler au moment des élections européennes. Le MRC sera aux côtés de ceux qui voudront défendre ces idées.

UN GRAND PARTI DE TOUTE LA GAUCHE ?

PCA_hebdo.gif Tribune de Ladislas Polski parue dans Le Patriote du 27 juin 2008.

En ces temps de congrès, nous, « chevènementistes », qui avons tenu le nôtre les 21 et 22 juin au Kremlin Bicêtre, nous remémorons volontiers ce que fut le désormais mythique congrès d’Epinay du Parti Socialiste…

Souvenez-vous : juin 1971, Epinay ; grâce aux voix du courant de la gauche du parti, le CERES, dont Chevènement est à la tête, Mitterrand prend la tête du Parti Socialiste, cette « vieille maison » qu’il vient de rejoindre.

« Celui qui n’accepte pas la rupture avec l’ordre établi, avec la société capitaliste, celui là ne peut pas être adhèrent du Parti Socialiste », déclare-t-il à la tribune, ouvrant ainsi la voie à la signature du programme commun de gouvernement avec le Parti Communiste.

Dix ans plus tard, François Mitterrand est élu Président de la République. Nommé ministre d’Etat, Chevènement façonnera autant le chevènementisme par son action ministérielle, à la Recherche et à l’Industrie, à l’Education nationale, à la Défense, à l’Intérieur, que par ses démissions, qui ont marqué les esprits. Elles apparaissent curieusement comme autant de chapitres d’une pensée politique à laquelle la suite donnera une certaine pertinence.

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CHEVENEMENT : RAPPEL REPUBLICAIN EN CORSE

JPC3.jpg Dépêche AFP, 28 février 2008. Le président d'honneur du MRC Jean-Pierre Chevènement a qualifié jeudi de "menace tout à fait inacceptable" la recommandation d'indépendantistes corses "aux Français" inscrits sur les listes électorales locales de ne pas se rendre aux urnes aux municipales. "C'est une menace tout à fait inacceptable. Le FLNC est fidèle à lui-même, c'est-à-dire à l'ethnicisme qui est, je dirais, sa définition même. C'est le refus de la République et ce sont des pressions inadmissibles exercées sur nos concitoyens", a déclaré l'ancien ministre de l'Intérieur de Lionel Jospin, interrogé par l'AFP. Le FLNC-Union des combattants, l'une des principales organisations indépendantistes clandestines en Corse, a lancé mercredi un avertissement aux "Français étrangers aux intérêts vitaux de notre terre de ne pas se rendre aux urnes", dans un communiqué à France 3 Corse. En outre, M. Chevènement "s'étonne de l'absence de réaction des autorités qui, trop souvent, négocient en sous-main avec les indépendantistes corses et cultivent une ambiguïté regrettable". Aucun commentaire n'a été fait par l'exécutif après la publication du communiqué indépendantiste.

MANIFESTATION POUR UN REFERENDUM SUR LE NOUVEAU TRAITE EUROPEEN.

SP_A0278.jpg Le Mouvement Républicain et Citoyen (MRC), associé à d’autres organisations politiques, syndicales et associatives au sein du Comité National pour un Référendum, se mobilise dans les Alpes Maritimes pour exiger que le peuple soit consulté au sujet du nouveau traité européen.

Il donnait rendez-vous aux citoyens samedi 2 février pour qu’ils expriment leur opinion en répondant à la question suivante : « souhaitez-vous être consulté sur le nouveau traité européen ? » à l’occasion d’une « VOTATION CITOYENNE » Place du général de Gaulle à Nice.

En effet, Lundi 4 février, les parlementaires seront réunis à Versailles. Si deux cinquièmes d’entre eux votent contre la modification constitutionnelle qui leur est soumise, le Président de la République sera tenu d’organiser un référendum sur le nouveau traité européen. Ce que le peuple français a décidé en mai 2005, seul le peuple peut le réexaminer : respecter la souveraineté populaire, c’est une exigence démocratique pour tous les républicains.

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